Pantera 2.0 ? Le retour inattendu de “72 Seasons” de Metallica

Si tu as un tant soit peu suivi les actualités, impossible d’ignorer “72 Seasons”, le dernier album de Metallica sorti en avril 2023. Qu’on aime ou qu’on déteste, les papas du thrash continuent de faire couler beaucoup d’encre, et pas sûr que ce soit toujours pour les bonnes raisons.

D’abord, parlons chiffres. Parce qu’en 2023, même le chaos se quantifie :

  • “72 Seasons” a claqué la première place des charts d’albums dans 13 pays à sa sortie. Oui, TREIZE.
  • En première semaine, c’est presque 150 000 exemplaires vendus aux États-Unis, un chiffre impressionnant pour une industrie qui croule sous le streaming.
  • Et sur Spotify ? Plus de 35 millions de streams en une semaine pour le titre éponyme.

Mais si tu pensais que ces stats allaient ranger tout le monde du même côté du fossé, détrompe-toi. Écoute un peu ce qu’en disent les fans :

  • “Ils auraient dû arrêter après ‘Black Album’, là, c’est juste triste...”
  • “C’est du pur Metallica, enfin des solos dignes de Kirk !”
  • “C’est quoi cette prod clinique et sans âme ? Où est passé le Metallica des 80s ?”

Le débat sonore : modernité VS authenticité

Un des points les plus polémiques à propos de cet album, c’est sans doute la production. Fidèles à leur habitude, Metallica a travaillé avec Greg Fidelman, un ingé son qu’on connaît pour son taf sur des albums récents de Slipknot et Slayer. Résultat ? Une prod impeccable et massive… peut-être trop impeccable pour certains.

Les détracteurs, notamment parmi les puristes des années 80, reprochent au groupe une dilution du son thrash original. “C’est trop propre !” lâchent-ils. Il est vrai qu’en comparant “72 Seasons” à des classiques comme “Ride the Lightning” ou “Master of Puppets”, on entend bien la différence : fini les guitares crasseuses et cette énergie brute “garage”. Maintenant, tout est poli, traité, calibré. Problème ou évolution logique ? Là est toute la question.

Et les compositions, dans tout ça ?

Côté morceaux, Metallica n’a pas pris trop de risques. On reste dans des schémas classiques qu’on leur connaît bien : intros lentes, montées en puissance, grosses accélérations. Les titres comme “If Darkness Had a Son” ou “Lux Æterna” sont calibrés pour marcher en live.

Mais c’est justement là que certains crient à la facilité. “Ça manque de créativité”, disent certains critiques. Quand on gratte un peu les forums (ce que je fais pour le plaisir du débat, évidemment), des fans jugent que les morceaux s’étirent un peu trop. “Pourquoi faire 8 minutes de titre si on a que 4 minutes de matière intéressante ?” C’est une remarque qui revient souvent, preuve que même derrière des riffs explosifs, on peut se lasser.

À noter tout de même qu’une partie du public loue cette “simplicité”, vue comme un retour à l’essentiel. Alors, à toi de trancher : génie ou paresse ?

La fracture générationnelle

Là où ce nouvel opus divise encore plus, c’est sur l’impact générationnel. D’un côté, on a les nouveaux fans, ceux qui ont découvert Metallica avec “Hardwired… to Self-Destruct” et qui adorent cette nouvelle vibe, plus accessible. De l’autre, les fans old-school, pour qui tout ce qui a été produit après “...And Justice for All” c’est du bonus qu’on aurait pu éviter.

Les tensions s’enflamment encore plus sur scène. Depuis la tournée européenne qui a suivi la sortie de “72 Seasons”, certains spectateurs se sont agacés de playlists trop axées sur les titres récents. Des fans de la première heure réclament des classiques comme “Battery” ou “Orion”, boudant les nouveaux morceaux qu’ils qualifient de “packagés pour Spotify”.

Le cas Lars Ulrich : toujours une source de friction

C’est un sujet qui revient à chaque discussion sur Metallica, et “72 Seasons” n’y échappe pas : Lars Ulrich. Le batteur au jeu parfois critiqué continue de diviser. Certains fans adorent son approche minimaliste et hyper-cohérente avec le style du groupe. D’autres pointent du doigt ses limites techniques, encore plus visibles sur cet album où le tempo est plus lent et les compositions plus épurées. On va pas se mentir, Lars, c’est un peu le Boris Johnson du métal : charismatique mais constamment critiqué.

Un pavé dans la mare ou juste un nouveau chapitre ?

En fin de compte, “72 Seasons” divise autant qu’il rassemble. C’est un album qui conforte certains dans l’idée que Metallica reste un monstre sacré et qui agace d’autres, pour qui ce groupe a été depuis longtemps relégué au rang de produit commercial.

Ce qu’il faut retenir, c’est que chaque note jouée, chaque morceau sorti continue de créer des discussions, des débats passionnés et des confrontations d’idées. Et ça, ça reste la preuve que Metallica, qu’on les aime ou qu’on les déteste, reste au cœur de la culture métal. Ils polarisent… et c’est ça qui fait avancer ce foutu genre.

Alors, toi, t’en as pensé quoi de cet album ? Est-ce que tu lèves ta bière à cette sortie ou bien tu maudis Lars, James et les autres pour avoir massacré ton amour du thrash ? Viens gueuler dans les commentaires, je veux ton avis (mais on reste respectueux hein, les trve).

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